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1er Février 2008

Apprendre à relativiser

L’équilibre évoqué le mois dernier mérite que j’insiste sur un point : le Bonheur

Pourquoi ?

Je me rends compte que souvent ce que nous appelons difficultés, angoisses, souffrances qui sont réelles prennent naissance dans le regard que nous portons au problème rencontré et grandissent dans nos têtes.

Il suffit de mettre un coup de projecteur différemment pour éclairer ce qui n’est plus forcément si difficile à concevoir. (Je sais c’est facile à dire)

Pour illustrer ceci voici un exemple :

2 personnes : Sylvain et Jérôme ont tous les deux acheté exactement la même voiture, elle est neuve et de la même couleur

Sylvain est un garçon qui n’a pas de passions sinon celle des voitures et son achat de ce jour est une vraie naissance pour lui. On dirait un jeune papa avec son bébé dans les bras. Il est beau et attentif voire excité. Le voilà affairé à nettoyer et à passer l’aspirateur dès qu’il y a la moindre tâche, salissure, à prendre son chiffon pour rendre son objet – que dis-je- son bébé aussi beau qu’il le peut et le dimanche est un jour sacré c’est le jour de sa voiture, il la rend superbe. La vie qu’il mène à son entourage n’est pas facile car tout tourne autour de sa voiture et de ses pics de stress à la moindre alerte de celle-ci.

Jérôme, lui, aime la voiture pour son confort et pour son esthétisme mais aussi parce qu’il aime mettre la clé dans le contact et que celle-ci démarre sans peine. Il fait attention à sa voiture comme on le fait pour quelque chose qui a coûté de l’argent mais sans plus.

Il se trouve que le hasard aidant, ces deux hommes viennent à se garer sur le parking d’un hypermarché et que par le plus grand des hasards encore leurs voitures ressortent très rayées et abîmées de ces parkings. Les deux sont bien assurés ils ne sont pas assujettis à une franchise.

Voilà pour dépeindre dans les grandes lignes la situation.

Observons la réaction de Jérôme lorsqu’il veut monter dans sa voiture :

Il approche de la carrosserie, s’exclame sur ce qui apparaît comme un problème, est fortement déçu par le manque de civilité, en clair il n’est pas content.

Sa surprise et sa déception rapidement passées, il décide d’aller voir simplement l’assureur pour faire réparer les dégâts puis vaque aux occupations qu’il adore, il fait partie d’une chorale et se régale car il est déjà en train de chanter.

La réaction de Sylvain on s’en doute est tout autre :

Quand il sort de l’hypermarché, il n’a qu’une idée en tête : voir si sa voiture est toujours là. Son regard balaie très rapidement les voitures et c’est de loin qu’il s’aperçoit ce qui s’est passé, le sang lui monte subitement à la tête, il pousse une bordée de jurons et là d’un coup d’un seul des cris d’abattement sonnent sur ce parking où les clients sont saisis par l’horreur du drame dont ils s’imaginent être les témoins privilégiés.

Et c’est en pleurs et assis par terre que nous retrouvons Sylvain avec nos témoins. La terre vient tout simplement de s’arrêter de tourner.

Ce n’est pas innocent si le ton employé sur ces deux tranches de vie reste léger.

Voici donc exactement la même situation vécue de deux manières différentes, c'est bien notre regard qui diffère, c'est tout : Habituons le à être différent, à prendre de la distance, à prendre de la hauteur, à évaluer objectivement et nous aurons déjà une vision de ce qu'apprendre à relativiser veut dire.

Mais attachons nous maintenant à tirer des leçons des expériences citées. D’un côté Sylvain, et Jérôme sont dans leur logique, leurs réactions correspondent à leur état mental, à l’idée qu’ils se font de l’importance de la vie, au souci qu’ils ont mis dans leur achat.

Reconnaissons le  : Nous sommes parfois Jérôme, parfois Sylvain dans nos réactions également, certains ne se reconnaîtront pas dans Sylvain et sa voiture et trouveront exagérés son comportement mais peut-être qu’ils oublient alors le leurs dans d’autres événements personnels, c’est le propre de l’humain d’être tellement aveuglé que la réflexion, et la méditation sont trop superficiels, apprendre à relativiser amène déjà une dimension à l’être humain. Prenons le temps cela en vaut la peine.

Cela nous prépare à comprendre le mot sérénité et à quoi sert la sérénité sinon à nous préparer à notre propre mort ?

Les Gentils disent que comprendre la mort c'est nourrir la vie

Ne faisons pas de confusion entre ce qui compte et ce qui ne compte pas, le bonheur prend racine là.

Le matériel est important mais si nous méditions, nous nous rendrions compte rapidement qu’une fois mort nous ne pourrions pas emporter notre voiture avec nous, ni le chiffon qui va avec pour la nettoyer. Cependant ne négligeons pas le matériel sous cet argument, c’est dans l’équilibre que nous pourrons être heureux.

Même dans les coups durs nous avons toujours une raison d’être heureux : par le rire d’un enfant, par une situation cocasse, par une goutte d’eau qui tombe sur le nez d’un passant. Tous les pans de notre vie ne sont pas en difficulté ( professionnel, social, financier, affectif, familial etc.. cf édito de Janvier 2008) alors si nous savons prendre le projecteur de notre vie, il n'éclairera pas que les zones d'ombre, il mettra encore plus de lumière à la lumière, elle deviendra un guide de notre vie.

Notre chance sur cette terre est de cultiver les valeurs profondes qui ne meurent pas.

Souvenons nous en !

P.S : Tout ressemblance dans cet édito avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite.

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La phrase du mois :

Ne faisons pas de confusion entre ce qui compte et ce qui ne compte pas.

 

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